Agenda

Juin 2018
Lun Mar Mer Jeu Ven Sam Dim

Saint-Lô Agglo

Histoire

 


Histoire de Condé-sur-Vire

De la Préhistoire à 987, on ne sait rien de Condé. Ce nom est cependant d'origine gauloise et a le sens de "confluent", justifié ici par la rencontre entre deux rivières : la Vire et le ruisseau de Précorbin. Il prouve l'ancienneté de la localité.

La Carbonnière :
Ce n'est qu'au XIe siècle que l'on parle pour la première fois de Condé dans un document écrit, une charte, datant de 1035, qui fonde une «maladrerie », laquelle accueille les malades de plusieurs paroisses. Cette maladrerie devint une léproserie en 1100, au lieu-dit « La Carbonnière ». La maladie de la lèpre apparut en effet dans la région, à cette date, au retour des Croisés de Palestine. La Carbonnière fut réunie, pour ses revenus à l'hospice de Torigni en 1696.

La Boulaye :
Cette portion de la commune fut donnée à l'abbaye d'Aunay en 1134.On y construisit une chapelle dont il reste aujourd'hui des traces. Le nom du village vient du premier abbé : Jean de la Boulaye. De nombreuses terres de l'actuelle commune furent offertes à cette abbaye.

Le Fief Suzerain du Pont :
Ce fief appartenait aux seigneurs des Moustiers : c'est le bourg actuel et ses environs. La plupart des terres d'aujourd'hui constituaient au Moyen-Âge des fiefs minuscules, dont les seigneurs n'ont jamais dépassé le rang d'écuyer. Ce furent des seigneurs-paysans aussi habiles à manier la charrue qu'à tirer l'épée. Inconnus à la Cour, ignorés des grands du royaume, ils faisaient partie de l'arrière ban de la noblesse, le suzerain du lieu étant lui-même arrière vassal. Vivant chichement, ils ne quittaient que rarement leur domaine sinon pour se rendre aux marchés voisins, flamberge au côté et paniers aux bras, pour y vendre les produits de leur terre.

La Guerre de Cent-Ans :
Les seigneurs de Condé en 1418 sont favorables aux Anglais, sans doute parce que des ancêtres de la famille de Brébeuf originaire de Condé ont fait souche en Angleterre dès le XIe siècle. Ce n'est pas le cas de Torigni. Curieusement, Condé a toujours été épargnée par les Anglais ! Ce n'est pas le cas de Torigni.

Le XVIIe siècle :
Un nom célèbre : Jean de Brébeuf (1593-1649), dont un ancêtre participa à la conquête de l'Angleterre en 1066. Jésuite, il partit en mission à la « Nouvelle-France », c'est-à-dire au Canada, en mars 1625. Il arriva le 15 Juin et y apprit la langue huronne.
Adopté par les Hurons, il subit néanmoins le martyre du feu, lorsque les Iroquois envahirent leurs villages en 1649.
Le neveu de Jean de Brébeuf, Georges, homme de lettres, fut proche de Corneille, de Mlle de Scudéry, de Fouquet. Il traduisit médiocrement des textes latins. Et Boileau l'égratigna passablement dans son Art poétique : « Mais n'allez point aussi sur les pas d'un Brébeuf...... Prenez mieux votre ton... »
Auteur mondain et précieux, non dépourvu de malice, il disait d'une femme trop fardée, « Elle a vingt ans le jour et cinquante la nuit ». Alexandrin fort cruel et bien peu féministe !
Le dernier des Brébeuf est mort en 1790.

Le XVIIIe siècle :
La plupart des faits du XVIIIe siècle ont un caractère anecdotique, sauf bien entendu, pendant la Révolution où Condé devient « L'Isle-Sur-Vire ». Son maire, Guérard d'Arganchy est un noble converti aux idées nouvelles.
Les curés de Condé, après avoir accepté la Constitution Civile du Clergé, qui faisait d'eux des fonctionnaires, se rétractent, et entrent en clandestinité.
L'église devient le Temple de la Raison, tandis que ses ornements sont envoyés au « Rocher de la Liberté », c'est-à-dire à Saint-Lô.
Le 1er Avril 1795, «un forfait attentatoire à la liberté a été commis ». On a coupé l'arbre de la Liberté, planté en l'an II de la République...

Le XIXe siècle :
Au XIXe siècle, l'histoire de Condé se confond avec celle de la municipalité, qui s'adapte aux régimes successifs. Les registres des délibérations du Conseil, conservés en mairie, font état d'environ 450 pauvres à Condé pendant la première moitié du siècle, on en compte 186 en 1878.
Pendant longtemps on songe à la création d'un bureau de poste, qui sera finalement ouvert en 1893.
En 1888 : Ouverture de la ligne de chemin de fer Saint-Lô-Guilberville. Le train s'arrête à Condé, et le samedi s'y entassent tous ceux qu'attire le marché de Saint-Lô, avec paniers à beurre, poules, canards, etc.

Le XXe siècle :
- 1914-1918 : Première guerre mondiale : une soixantaine de Condéens en sera victime.
- 1923 : Apparition de l'éclairage électrique, dans le bourg.
- 1940-1944 : Occupation allemande. En 1944, les maisons de Condé sont endommagées à 78 %. Il y a 15 victimes civiles et 3 blessés. 2 résistants sont déportés, 3 résistants au travail obligatoire sont pendus à la Détourbe. A ce triste bilan, il faut ajouter la mort de 8 militaires.
- 1945-1954 : On reconstruit Condé.
Depuis, la commune s'est développée, grâce, essentiellement, à la présence de l'Union Laitière Normande (ULN) qui a, ces dernières années, pris le nom de Compagnie Laitière Européenne (CLE).

Merci aux auteurs de cette histoire récupérée sur le site du collège Albert Camus
www.etab.ac-caen.fr


Histoire du Mesnil-Raoult

 S'étirant le long de la Vire, la commune du Mesnil-Raoult est façonnée de terrains vallonnés, où se nichent de pittoresques chemins. Le Mesnil-Raoult doit son nom à ses premiers seigneurs : "la demeure de raoult", telle est sa signification. 

Selont certaines personnes, l'origine de raoult pourrait avoir des rapports avec la conqu'ête de notre région par les Normands. Ce prénom nordique serait également apparu sous diverses prononciations en Angleterre à l'époque des invasions normande du VIIIème siècle. Autrefois, on disait "les Juifs du Mesnil-Raoult" ou encore "les belettes du MlE esnil-Raoult". Le premier dicton doit venir de quelques scène antireligieuses du temps de la révolution. La deuxième qualifie les Menilrodins de rusés, de méfiant, elle fait également allusion à la beauté puisque le mot "belette" est ici employé comme diminutif de l'adjectif "belle".

Le bourg du Mesnil-Raoult existe depuis fort longtemps. On hésite encore sur la motte promitive qui est à l'origine de la commune. Il peut s'afir d'une endroit appelé "Le Mont Raoult", situé près du village de la Sauvagerie. Endroit considéré comme strtégique, il domine la Vire sur plusieurs kilomètres. Mais la motte primitive marquée par le nombre d'habitations du XIIIème siècle pouvait se tenir sur la butte où se situe l'église. La paroisse accueillit de grandes familles comme Godefroy dy Mesnil-Raoult, de Carbonnel, de Miette de Lauberie, Frestel... Durant la Révolution, un prêtre; M Dupont, prêta le serment demandé, puis se rétracta presque aussitôt. Alors il fût incarcéré au château de Torigni et fut mis sur la liste de ceux qui devait être transporté à Paris pour être guillotiné, mais la mort de Robespierre mis fin aux massacres et le curé revint au Mesnil-Raoult où il exerca jusqu'en 1802.

Dès le XVIIIème siècle, une institutrice enseignait au Mesnil-raoult. Plusieurs bâtiments étaient destinés à l'enseignement : une baraque en bois sur la route du Bailly, la maison de Madame Chardine (près du bureau de tabac), un cabanon en bois dans le cimetière... Il existe aujourd'hui une école maternelle, elle fut construite en 1955.

Naguère, il y eut au Mesnil-Raoult des tisserands et des fileuse dont la disparition s'explique par l'abandon de la culture des textiles et de l'élevage de moutons.

La commune de Mesnil-Raoult comptait en 1913 : 1 maréchal-ferrant, 1 boulanger, 2 épiciers, 1 menuisier, 1 charpentier, 2 couturières, 1 repasseuse, 1 couvreur, 2 ou 3 journaliers, 6 agriculteurs. 

Au début du XXème siècle, le Mesnil-Raoult ne possède aucune voie ferrée mais il est voisin du tramway "Condé/Granville" qui fait halte à 1km du bourg, ce qui favorise les communications. Cette ligne fonctionnera pendant une vingtaine d'années.

En ce qui concerne le patrimoine historique et religieux de la commune, nous truvons le Manoir de la Prunerie où autrefois habitaient les seigneurs et patrons de la paroisse. Jadis, deux moulins (à blé et à huile) situés sur la Vire, peu éloignés l'un de l'autre se trouvaient au village de la Roque, non loin de l'écluse.L'église existait déjà au XIVème siècle. elle fut pillée à la Révolution et fut fermée entre 1972 et 1804. Il fallut attendre 1842 pour que l'église soit réparée. La seconde guerre mondiale n'a pas épargné cet édifice. Il ne restera que le clocher de 1868. L'ensemble de l'église fut reconstruite en 1957. Elle renferme deux belles statues : Une Vierge à l'Enfant du XVème siècle (classée aux Monuments Historiques) et un Saint Jean-Baptiste du XVème sicèle (également inscrit).


 Histoire de Troisgots

Il y eut autrefois, sur le territoire de Troisgots, un château-fort dont l'histoire ou la légende a gardé le nom de Trégoz. D'ailleurs un des seigneurs, Robert de Trégoz qui appartenait à la familledes Goz en fut certainement le fondateur. En 1197, Robert de Trégoz fonda, au bord de la rivière, près du château, un prieuré pour trois religieux chargés de desservir deux paroisses : Trégoz et Hambye.

Ce fut très certainement là l'origine du site de la Chapelle sur Vire et de ses pélerinage à Notre-dame sur la commune de Troisgots.

Les origines du château de Troisgots remontent au temps précédent la conquête de l'Angleterre par Guillaume Le Conquérant, membre d'une famille Anglo-Normande.

L'église de Troisgots du XIXème siècle ayant pour patron Saint-Laud est de style néo-gothique. Elle fut en grande partie détruite en  1944. Son clocher élevé servit d'observatoire aux allemand pendant les combat de la libération, pédiode pendant laquelle, la commune tint, jusqu'au 31 juillet 1944, une position stratégique.

La Chapelle sur Vire, édifice privé, est également de style néo-gothique. c'est un lieu de pélerinage depuis le VIIème siècle et c'est toujours un lieu très connu par de nombreux visiteurs de la région qui s'y rendent régulièrement. 

La commune de Troisgots était d'une superficie de 753 ha. Il etait tentant de croire que les habitants s'appelaient "Trégoziens" compte tenu des origines seigneuriales, pourtant il sont bien des Trégois(es).


© 2018 Condé-sur-Vire - Tous droits réservés